La méthode RITMO® pour se libérer des souvenirs douloureux et des blocages émotionnels.
RITMO® signifie Retraitement de l'Information Traumatique par les Mouvements Oculaires. C'est une méthode thérapeutique développée depuis plus de 20 ans par Lili Ruggieri, psychothérapeute et formatrice. Elle s'inspire de l'EMDR tout en y intégrant des outils issus de la l'hypnose ericksonienne, de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et des thérapies cognitives et comportementales (TCC).
Le RITMO® est une thérapie brève qui vise à désensibiliser les souvenirs traumatiques ou les émotions douloureuses en stimulant alternativement les deux hémisphères du cerveau, principalement par des mouvements oculaires guidés.
L'EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing, en français : Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires) est une méthode créée en 1987 par la psychologue américaine Francine Shapiro.
L'histoire de sa découverte est devenue légendaire : en se promenant dans un parc, Francine Shapiro a remarqué que le mouvement spontané de ses yeux semblait réduire la charge émotionnelle de ses pensées désagréables. Elle a ensuite développé et formalisé cette observation en un protocole thérapeutique complet.
L'EMDR est aujourd'hui reconnue par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et la HAS (Haute Autorité de Santé) comme traitement de référence pour le stress post-traumatique (TSPT).
Le principe fondamental est la stimulation bilatérale alternée (SBA) : on stimule alternativement l'hémisphère gauche et l'hémisphère droit du cerveau. Cela se fait le plus souvent par des mouvements oculaires (le praticien guide les yeux du patient de gauche à droite), mais peut aussi se faire par des stimulations tactiles (tapotements alternés sur les genoux) ou auditives.
Lors d'un événement traumatique, le cerveau est submergé par la charge émotionnelle. Le souvenir est alors stocké de manière « brute », non traitée, dans le système limbique (le cerveau émotionnel). C'est comme si le souvenir restait figé dans le passé, avec toute sa charge de peur, de douleur ou d'impuissance.
Quand on rappelle ce souvenir en y associant une stimulation bilatérale :
« Ce n'est pas le souvenir qui est effacé, c'est la souffrance qui y est attachée qui disparaît. Le souvenir reste, mais il ne fait plus mal. »
| Critère | EMDR | RITMO® |
|---|---|---|
| Créateur | Francine Shapiro (1987) | Lili Ruggieri (depuis 20+ ans) |
| Base | Mouvements oculaires + protocole structuré | Mouvements oculaires + hypnose + PNL + TCC |
| Approche | Protocole standardisé en 8 phases | Approche plus souple et personnalisée |
| Praticiens | Psychologues et psychiatres principalement | Hypnothérapeutes et praticiens formés |
| Outils complémentaires | Principalement les mouvements oculaires | Hypnose, métaphores, PNL, recadrage |
| Champ d'application | Principalement les traumatismes | Traumatismes, phobies, blocages émotionnels, croyances limitantes |
Le RITMO® offre l'avantage de combiner la puissance des mouvements oculaires avec la richesse des outils de l'hypnose et de la PNL, permettant une approche plus globale et plus adaptée au vécu de chaque personne.
Le RITMO® est particulièrement indiqué pour :
Nous identifions ensemble l'événement ou le souvenir à travailler. Vous me décrivez ce qui s'est passé, les émotions que cela génère aujourd'hui, les sensations physiques associées. Nous évaluons l'intensité du trouble sur une échelle de 0 à 10.
Je vous installe dans un état de sécurité et de détente. Nous mettons en place un « lieu sûr » — un espace mental rassurant où vous pouvez vous réfugier si les émotions deviennent trop intenses. Vous gardez le contrôle à tout moment.
Vous pensez au souvenir traumatique tout en suivant des yeux mes doigts qui se déplacent de gauche à droite. Le cerveau commence alors à retraiter l'information. Des émotions, des images, des pensées ou des sensations peuvent émerger — c'est normal, c'est le signe que le processus est en cours.
Nous faisons des séries de mouvements oculaires, entrecoupées de pauses pour observer ce qui se passe. Progressivement, la charge émotionnelle diminue. Le souvenir évolue, se transforme, s'apaise.
Une fois le souvenir désensibilisé, nous installons une croyance positive à la place de la croyance négative associée au traumatisme. Par exemple : « Je suis impuissant » devient « Je suis en sécurité et je peux agir » ; « C'est ma faute » devient « J'ai fait du mieux que je pouvais ».
Nous réévaluons l'intensité du trouble. En général, elle a significativement diminué. Le processus se poursuit naturellement dans les jours qui suivent la séance.
Pour un traumatisme ponctuel (accident, agression isolée), 1 à 3 séances suffisent généralement. Pour des traumatismes répétés ou complexes, plusieurs séances peuvent être nécessaires. L'avantage du RITMO® est que les résultats sont souvent rapides et durables.
Le TSPT peut se développer après un événement traumatisant. Ses symptômes incluent :
Le RITMO® est particulièrement adapté au traitement du TSPT car il cible directement le souvenir mal intégré qui alimente les symptômes.
Le RITMO® n'oblige pas à revivre le traumatisme de manière intense. Le travail se fait de manière régulée et sécurisée. Vous restez dans le cabinet, en sécurité, et vous pouvez interrompre le processus à tout moment. L'objectif est de retraiter le souvenir, pas de le revivre.
Oui, même des traumatismes remontant à l'enfance peuvent être traités efficacement. L'ancienneté du traumatisme n'empêche pas le retraitement. Le cerveau conserve la capacité de « digérer » un souvenir non traité, quel que soit le temps écoulé.
Absolument. C'est même l'un des points forts de la méthode. En tant qu'hypnothérapeute et praticien RITMO®, je peux adapter mon approche en utilisant les deux outils de manière complémentaire selon vos besoins spécifiques.
Le RITMO® est contre-indiqué en cas de troubles dissociatifs sévères, de psychoses non stabilisées, ou de certaines pathologies neurologiques. En cas de doute, je vous orienterai vers un professionnel de santé adapté.
Le RITMO® est un accompagnement thérapeutique qui ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique. Pour les traumatismes complexes, une prise en charge pluridisciplinaire est recommandée. Je travaille en complémentarité avec les professionnels de santé.